Au niveau mondial, le secteur de l'artisanat a toujours renfermé d'énormes potentialités en termes de valorisation des ressources locales, d'amélioration des revenus des populations et de création d'emplois.
Dans de nombreux pays, l'entreprise artisanale, en tant que micro et petite entreprise, a fortement contribué au développement économique et social, ainsi qu'à la valorisation de l'image de la nation par la production et la promotion de ses produits.
Selon les enquêtes réalisées par la Commission de l'UEMOA, en collaboration avec le BIT, le secteur de l'artisanat joue un rôle socio-économique important dans l'économie des États membres de l'Union et sa contribution au PIB serait de l'ordre de 10 à 20%.
Il contribue de manière significative à la création d'emplois et à la réduction de la pauvreté. Cependant, de nombreuses contraintes entravent son développement, notamment : la faiblesse du cadre institutionnel et règlementaire, un système de financement inapproprié, la faiblesse des qualifications, l'insuffisance des actions de promotion commerciale et l'insuffisance des informations sur le secteur.
Du fait qu'il demeure une réalité complexe et très diversifiée, l'artisanat de notre pays est difficile à cerner.
Ce qui a amené le législateur malien à travers la loi n° 95-029 du 20 mars 1995 portant code de l'Artisanat au Mali, à y donner un contenu tout à fait adapté aux données socio-économiques et culturelles du pays.
Après le code, plusieurs textes (décrets, arrêtés, notes…) ont été adoptés pour règlementer le secteur.
Entre autres textes, vous avez :